La première raison pour laquelle je suis allée à Hiroshima, optant pour plus de quinze heures de bus de nuit la veille d’un typhon, c’est pour Shimanami Kaido.

C’est une piste cyclable très connue dans la région d’Hiroshima. S’étalant sur environ 80 kilomètres, de Imabari à Onomichi, en traversant 7 îles et 7 ponts.

Décrite comme l’une des plus belles pistes cyclables du Japon, l’envie de la tester était très forte. Et puis que dire de ces paysages paradisiaques ? C’était un appel à l’évasion.

Là-bas, au sud du Japon, souffle comme un vent des tropiques, des décors à la Miami Beach avec des palmiers, des plages immaculées.

Chaque île traversée est différente, plus ou moins grande, plus ou moins peuplée et touristique, avec chacune une ambiance bien à elle, et surtout bien différente de tout ce que j’ai vu au Japon.

La piste cyclable tracée en bleu sur les routes et les chemins longe les côtes, parfois au plus près de la mer. Elle slalome sur ces île en dessinant un chemin parsemé de découvertes et de panoramas qui se découvrent avec émerveillement après chaque coup de pédale.

Tout est tellement admirable que l’envie de s’arrêter tous les dix mètres est assez forte. Mais c’est finalement en avançant avec douceur et lenteur, en sentant le vent sur les joues, l’odeur du sel, la chaleur du Soleil que s’apprécie la mieux la balade.

Pendant une journée, le temps et l’espace sont différents, la perception n’est plus la même. Les yeux ne savent plus où regarder, la tête ne sait plus quoi mémoriser, de quoi se souvenir. Peut-être ne faut-il que se souvenir de cette incroyable et précieuse sensation de liberté qui nous gagne à mesure que nous avançons. Revoir le chemin que parcourt le soleil dans le ciel en éclairant toujours la terre d’une lumière différente.

Et puis ce parcourt est aussi une merveille architecturale avec ces ponts bondissant au-dessus de l’océan. C’est étrange cette sensation que l’on a lorsque, sur chacune des île, perdant la notion de la distance déjà parcourue, on découvre le prochain pont au loin. Alors que celui-ci semble encore non atteignable, il se rapproche doucement, même assez vite parfois et puis s’en suit une petite ascension jusqu’à son début. Et là on s’arrête, on admire cette structure qui se déploie devant nous, créant une route là où la nature n’en n’a pas laissée.

Finalement, nous avons parcouru 62 kilomètres, de Imabari à Innoshima. Et nous en avons des films plein les yeux.

Pour en voir plus >> Galerie Photos de Shimanami Kaido

Comments are closed