Celui qui va à Hiroshima se doit de voir Miyajima. Pas parce que cette île est décrite par les guides de voyage comme l’un des plus beaux sites du Japon, mais parce que c’est vraiment et simplement splendide.

À première vue, Miyajima, petit village posté sur l’île d’Itsukushima, ça ressemble à un flux incessant de touristes qui traverse un petit bout de mer pour rejoindre une île à portée d’horizon. Ce sont de charmantes rues commerçantes pleines à craquer, des vendeurs de gourmandises, d’huîtres chaudes, crues, marinées, frites ou encore en beignet. C’est une vue imprenable sur le continent, sur ses côtes urbanisées, ses ports. C’est une célèbre porte plantée dans la mer que tout le monde vient photographier et tente d’approcher à marée basse. Ce sont des temples, des panoramas.

Ce sont des biches, des cerfs, des faons qui marchent parmi les touristes.

Mais Miyajima, ça peut prendre une autre couleur si on s’éloigne de la foule. Ça peut devenir grandiose, majestueux, inspirant.

Miyajima, ça peut devenir une ascension, un parcours spirituel et silencieux. Un chemin plein de recueillement. Des temples splendides, surprenants. Comme à Daishô-in, avec ces centaines de petits bouddhas coiffés de bonnets tricotés de toutes les couleurs. Chacun est différent, par sa posture, sa taille, son regard, son histoire peut-être.

Miyajima, ce sont 2000 marches de pèlerinage jusqu’au sommet du mont Misen.

S’élever, sentir la mer s’éloigner et le ciel s’approcher. De temps en temps, à travers les feuillages timides, on peut jeter un regard vers l’horizon. Le paysage devient de plus en plus beau. Continuer, ne pas voir la fin. Attendre de n’avoir autour de soi que le vide.

Arriver au sommet, un peu fatigué mais rempli de cet air sans obstacle. Admirer la vue magnifique sur le paysage vallonné de la région d’Hiroshima, sur l’océan immense. 

À ce moment-là, on se sent tout petit, même face aux cargos qui pointillent l’océan et qui paraissent alors avoir la taille de voitures miniatures.

Lorsque la procédure habituelle est de monter sur le haut de l’île via une télécabine et de redescendre à pied, je choisis de faire le contraire : en effet, arriver en haut avec la sensation d’avoir fait un effort pour ça rend la vue encore plus magnifique. Et puis la descente, au soleil couchant, perchée au-dessus du vide, clôt ce périple de manière parfaite.

Miyajima est aussi connu pour sa fameuse porte qui baigne dans la mer et que les touristes adorent photographier au soleil couchant. Un peu déçue cependant de découvrir cette porte couverte d’échafaudages… Mais le spectacle de fin de journée n’en n’est pas moins appréciable, avec cette guirlande de lumière longeant la côte, ces rues un peu plus calme que sous le soleil de midi, cette ambiance de vacances…

Miyajami, mon premier coup de cœur dans ce pays que je découvre un peu plus chaque jour et que j’aime de plus en plus…

Pour en voir plus >> Galerie Photos de Miyajima

Comments are closed